Couvre-feu, augmentation de la durée du jour, Et si on éteignait l’éclairage public la nuit ? Depuis le 15 avril 2021, le Conseil municipal de Fontenay-lès-Briis a fait le choix de ne plus allumer les candélabres et autres sources lumineuses raccordés au réseau public

Aux quatre coins de l’Hexagone, des élus locaux et leurs équipes ont décidé de passer à l’action : depuis quelques années, des initiatives d’extinctions lumineuses de l’éclairage public en ville se développent. Elles ciblent certaines zones ou certains horaires, quand l’activité est réduite.

A Fontenay-lès-Briis, le Conseil municipal précédent avait déjà engagé une réflexion quant au maintien ou non de l’éclairage public la nuit. C’est ainsi qu’avant le début de la crise sanitaire, les lumières étaient éteintes de minuit à 6 heures du matin. Au début, beaucoup ont craint de voir augmenter les cambriolages et l’insécurité mais force est de constater que dans notre village comme dans la plupart des villes, bien au contraire, le phénomène est inverse voire neutre.

Et la Nature dans tout cela ? Quel est l’impact de la lumière artificielle sur l’environnement ?

La faune et la flore en sont les victimes les plus évidentes : l’absence de cycles naturels de lumière perturbe la photosynthèse des plantes mais aussi la migration et les cycles de reproduction de certaines espèces animales, menaçant à terme la biodiversité.

D’autant que de manière plus indirecte, l’énergie et les ressources naturelles nécessaires à l’éclairage affectent largement l’environnement : en France, les 11 millions de points lumineux (candélabres, lanternes, projecteurs et autres lampes) du parc public émettent annuellement 670 000 tonnes de CO2, selon l’ADEME.

Et qu’il est difficile d’observer un ciel étoilé, sans parler de voie lactée, quand la pollution urbaine se mêle aux lumières artificielles.

Protection de la biodiversité, bien sûr mais à Fontenay-lès-Briis, il faut savoir qu’une heure d’éclairage public coûte 200€/mois. La décision de réduire ou d’éteindre totalement celui-ci permettrait alors de réaliser de substantielles économies d’énergie et financières

La généralisation progressive du couvre-feu remet en cause le bien-fondé de l’éclairage nocturne. De plus, les jours rallongent. Se pose alors une question pertinente : l’éclairage nocturne a-t-il encore un sens ?

Dès le début du confinement, la mairie a décidé d’éteindre l’éclairage public dès 21h au lieu de minuit pour le rallumer à 6 heures du matin. Depuis le dernier couvre-feu, entre la circulation des personnes désormais interdite dès 19h et les jours qui rallongent, il n’y a plus vraiment d’intérêt à maintenir l’éclairage public. C’est pourquoi, depuis le 15 avril 2021, le Conseil municipal de Fontenay-lès-Briis a fait le choix de ne pas allumer les candélabres au moins jusqu’au mois de septembre (quand la nuit tombera plus tôt).

D’ici là, le Conseil municipal réfléchit à des solutions d’éclairage plus économiques avec un passage progressif aux LEDs. Parallèlement, les équipements qui seront installés devront être orientés dans un axe lumineux respectant la biodiversité avec des temps et des intensités diminués. Cependant la vétusté de certaines de nos installations actuelles et le coût de leurs remplacements, feront que l’amélioration dans ce secteur sera temporellement très progressive.

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